L’histoire de la Grande Vague de Kanagawa

Publié par Thibaud TRICHARD le

L’histoire de la Grande Vague de Kanagawa

Nous avons tous entendu parler avec plus ou moins de détails de La Grande Vague de Kanagawa. Cette oeuvre est en effet l’un des symboles les plus marquant de l’histoire de l’Empire du soleil levant . Cette estampe date du début de 19ème siècle est l’oeuvre de l’artiste désormais mondialement connu Hokusai. Très rapidement après que l’oeuvre fut dévoilée, l’effet est immédiat dans tout le Japon et se rend rapidement dans les zones occidentales en commençant par l’Europe. Le courant impressionniste porté par des grands noms comme Monet, Manet ou encore Van Gogh s’inspire de cette vague légendaire. Cette gravure sur bois mesurant 25,7cm x 37,9cm eu une portée plus importante que l’ensemble des travaux d’Hokusai et son impact est allé  bien au dela d’une simple oeuvre d’art. Quelle est donc l’histoire et l’auteur qui se cachent derrière cette vague qui inspire les artistes et les observateurs depuis presque 200 ans ? Plongeons nous donc aujourd’hui dans les coulisses de son histoire…

Qui en est son auteur ?

Katsushika Hokusai nait le 31 Octobre 1760 à Edo aujourd’hui devenu Tokyo. Ses parents n’ayant pu l’éduquer, il est très rapidement adopté par un artisan. Ce dernier nommé donne à Katsushika Hokusai un goût fort pour la peinture et le dessin ainsi que les techniques qui y sont associés. C’est en 1778, suite à des études de xylographie (gravure sur bois) qu’il intègre l’atelier du renommé Katsukawa Shunsho. Il poursuit sa formation en y faisant notamment des estampes ukiyo-e. Quelques années plus tard, lorsque son maître décède, Hokusai connaît une période de forte pauvreté qui impactera de façon considérable ses oeuvre et sa touche artistique. C’est seulement en 1814 que sort son premier ouvrage intitulé Hokusai Manga composé principalement de dessins. C’est quelques années plus tard que les faits marquant de sa carrière se produiront. Plus précisément entre 1831 et 1833 lorsqu’il dévoile son projet nommé « Les Trente-six vues du mon Fuji » (qui représente ce volcan sous différents angles) ainsi que La Grande Vague de Kanagawa. Il sera en autre l’inventeur du mot « manga » qui signifie simplement « dessin libre ». Le 10 mai 1849, il s’éteint dans sa ville natale et laisse derrière lui plus de 30 000 oeuvres diverses et variées qui s’identifient grâce au pseudonyme de Gakyojin qui signifie « le fou de dessin ». Le symbole d’un artiste qui n’est jamais mort.

 Autoportrait Hokusai

 

L’édition originale et la réalisation de La Grande Vague de Kanagawa

D’abord dessinée à l’aide d’un pinceau sur le washi (papier fabriqué de façon artisanale au japon), la Grande Vague de Kanagawa sous son aspect final est une gravure sur bois (yoko-e) et à été réalisée pendant la période Edo. Hokusai est resté fidèle à son mouvement (l’ukiyo-e) ou l’artiste est avant tout responsable du choix des couleurs. Ce courant se traduit également par la représentation d’un monde qu’ils qualifient de « flottant » au travers de divers représentation de la nature notamment et qui fait référence à l’impermanence du monde. Les oeuvres Ukiyo-e se distinguent par des couleurs pures et vives. Sous son état original, les estampes étaient uniquement composées de noir et de blanc. Ici, Hokusai y a implémenté diverses couleurs ce qui l’époque état une première. Une planche de bois distincte a été nécessaire à la composition de chacune des couleurs qui compose cette estampe afin d’en maximiser la precision et la qualité. Désormais, divisons le tableau afin d’en comprendre les messages qu’elle contient.

 

La Vague

Cette vague à donnée son nom à l’oeuvre et en est naturellement le principal élément. A première vue, le spectateur à l’impression de distinguer une seule et unique vague d’une dizaine de mètre. Elle capture ainsi l’attention du spectateur et l’aspire dans son mélange de couleurs bleus et blanches. On peut cependant distinguer sous son écume blanche et saillante une seconde vague aux même couleurs uniques de bleu de Prusse qui s’apprête à se faire engloutir en même temps que les 3 bateaux de pêcheur que l’on observe distinctement. On constate que cette vague permet de créer un réel travail de perspective en jouant sur les dimensions et la profondeur. Ce jeu minutieux permet à l’auteur d’oser mettre en second plan l’un des monuments du Japon, le Mont Fuji.

Vague de Kanagawa

Le Mont Fuji

Ce lieu qu’on ne présente plus, endroit sacré du Japon qui attire la convoitise du monde entier depuis des centenaires. Symbole du repos et du pèlerinage de la retraite bouddhiste, il est presque inconcevable d’imaginer pouvoir trouver ce volcan en second plan et non en tant que figure principale d’une oeuvre. Hokusai cherche au travers de ce jeu de perspective à toucher le spectateur en mettant en opposition la violence de cette vague scélérate face au calme du ce lieu mythique.

L’impression que le Mont Fuji tend à se faire engloutir par cette vague insaisissable et inarrêtable accentue ce ressenti. Cette illusion est d’autant plus marquante que le Mont Fuji culmine à plus de 3700 mètres de haut ce qui en fait le point culminant du pays. Cette prouesse artistique à été l’un des éléments les plus marquant de l’oeuvre de Hokusai.

Mont Fuji

Les bateaux de pêcheurs

Bien que cela ne semble pas évident à premier abord, on distingue 3 bateaux de pêcheurs au milieu de cette tempête faisant face à cette vague scélérate. Cependant, au lieu de subir cet évènement qui semble sans échappatoire, ces 3 navires d’oshiokuri-bune (bateaux de transport) ainsi que leurs équipages respectifs ne montrent aucun signe suggérant qu’ils puissent chavirer. Cette incohérence participe au renforcement de cette opposition entre le calme et la tempête. Cela créer un équilibre paradoxale entre une violence intense et un calme impressionnant pour le spectateur qui observe. De plus, la dimension des embarcations en comparaison de la vague permettent d’accentuer le ressenti de puissance de celle-ci.

Bateaux de pêcheurs

Le bleu de Prusse

Cette couleur qui compose la vague n’est pas anodine, bien au contraire. Plus de 20% de cette estampe est composée de ce pigment bleu. Importé de Hollande, ce premier pigment synthétique moderne est découvert au début du 18ème siècle et était longtemps considéré comme une couleur verdâtre qui envahit la peinture sans lui apporter de saveur. De nombreux peintres l’ont critiqués au cours de l’histoire en le considérant comme impropre à la peinture. Le génie d’Hokusai lui a donné les clés pour réinventer cette teinte en l’utilisant à la perfection lui permettant d’être à l’origine d’une tonalité nouvelle. Son utilisation méticuleuse est également à l’origine de subtils dégradés qui apportent une tonalité plus dramatique et profonde à l’ensemble.

Bleu de Prusse

Nos produits inspirés de La Grande Vague de Kanagawa

Cette oeuvre n’est donc pas une simple estampe mais à une portée qui dépasse largement celle d’une oeuvre d’art standard. C’est pourquoi, chez Wooger, passionnés du Japon et de son histoire, nous avons souhaités retranscrire ce monument artistique au travers de nos vêtements. Nous avons ainsi décidés de proposer un Sweat ainsi qu’un T-Shirt qui mettent en avant cette oeuvre et permet à notre échelle de faire perdurer la légende d’Hokusai.

Sweat Japan T-Shirt Law of Nature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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